Étape 1 et 2 de l'aventure

Étape 1 : Itinéraires prévus du 4 au 18 octobre 2019 (sous réserve de la météo)

Départ de la Trinité sur mer ,la Corogne (Espagne ) et Porto (Portugal ).

 

09 octobre

Il n'est pas facile d'avoir un bonne connexion internet afin commenter notre blog. Nous avons bien essayé le matin avant de partir en mer et en arrivant à la Corogne, mais c'est uniquement ce matin que l'on a réussi à alimenter notre site. Donc, vous aurez le droit à deux blogs aujourd'hui.

    

Blog du 05 oct: 

Partir pour un périple  à la voile de la Trinité est une aventure unique et j’espère qu’un jour vous pourrez venir y faire un tour.  À votre arrivée, vous découvrirez un port de plaisance de 1200 places majoritairement des voiliers.

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 En prenant le temps de vous installer, vous pourrez surement y voir comme nous des voiliers participant aux plus grandes courses du monde à la voile. Pendant notre séjour nous avons pu admirer le Spindrift, le plus grand trimaran du monde.

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Aujourd’hui pour nos préparatifs de départ, nous sommes allés à Lorient faire les courses pour trois journées en mer. Notre capitaine étant un habitué de la place, le tout s’est déroulé rapidement. Durant la deuxième guerre mondiale Lorient était une base allemande de construction de sous-marins. Aujourd’hui les bâtiments et ces lieux, La cité de la Voile, Éric Taberly regroupe 1400 bateaux dont 100 qui participent à des courses comme le Vendée  Globe ou la route du Rhum, pour un voileux (comme on dit ici) c’est le Nirvana.

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05 octobre, Donc départ aujourd’hui, sept heures on va faire le plein, et par la suite direction la Corogne.  Notre première traversée si tout se déroule comme prévue sera d’environ 2 jours et demi par un vent qui devrait être changeant en cours de route, passant de l’ouest au nord-ouest ce qui devrait faciliter notre traversée.  Mais la nature est capricieuse en Bretagne et dans le Golfe de Gascogne. On pourra vous en dire un peu plus dans quelques jours, A+

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On fait le plein avant le départ de la Trinité 

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08 octobre

Par la suite direction la Corogne passant par le golfe de Gascogne et un peu plus de 330 mn. Étant donnée la météo, un vent ouest au départ tournant au nord-ouest la deuxième journée, notre plan de route nous fait naviguer plein sud au départ et par la suite, on devrait rallier La Corogne par une route sud-ouest. Ce qui était prévu.

En passant à l'est de Belle-Ile, et sa bouée cardinale Est .

Belle-Ile est une ile française rocheuse située au sud de la Bretagne à environ 1 h 30 de navigation du havre de Trinité sur Mer.

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La météo??? le vent s’établit sud-ouest et nous amène à naviguer pendant toute la première journée plein sud ce qui rallongera notre trajet de plusieurs Mn. Comme nous vous le mentionnions le Golfe de Gascogne est une référence pour tout bon navigateur, il faut s’adapter aux conditions.

Notre première journée se déroule sans souci, le voilier file entre 5 à 6 nœuds au près serré par un vent de 10 à 12 nœuds. Cependant la mer est agitée, après quelques jours de tempête au large la houle résiduelle est assez impressionnante. La vie à bord est agréable, on apprend à se connaître et surtout à s’amariner. La navigation hauturière nécessite un certain temps d’adaptation pour certain, de nous deux Caro, c’est immédiat pas de différence entre la terre ferme et le bateau. Pour  Jean il doit être prudent, manger en petite quantité pour s’assurer que son estomac reste bien calme. Pour deux de nos équipiers c’est un peu plus difficile. 

Pour faire ces distances en pleine mer nous devons forcément naviguer de nuit, comme nous somme 6 nous ferons des quarts de 3h en duo, nous serons ensemble pour faire les quarts et nous commenceront notre quart à minuit. C’est une belle expérience pour ceux qui ont jamais navigué de nuit. En majorité, les nuits en mer sont toujours très particulières, ciel étoilé, magnifique levé de soleil, par contre, cette traversée a été plutôt mouvementée. Des vents incertains, changeant, faible à fort, des directions variées, nous ont obligé à faire beaucoup de manœuvres sur le voilier. On navigue au moteur, on hisse la grande voile, on déroule le génois, on prend un ris, on largue un ris, on rentre le génois, on sort le génois, en fin de course aux petites heures du matin le voilier navigue avec 3 ris et à peine le quart du génois. Par la suite le vent se calme et s’établit entre 10 à 14 nœuds. La deuxième journée on navigue pleine voile le bateau file sur l’eau à une vitesse de 7 à 8 nœuds par un temps ensoleillé, c’est la belle vie quoi, un de ces moments ou tout navigateur adore la voile croisière.

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À notre deuxième nuit, le Sunkoz II file super bien, il nous reste 189.7 Mn avant d'arriver à la Corogne avec une vitesse entre 6 à 7.6 Nds, avec un vent qui souffle entre 12 à 15 Nds 

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Pour notre troisième journée, le vent tombe et nous devons partir le moteur, c’est ainsi que nous terminerons notre première partie de navigation hauturière par un beau soleil, une mer calme, c’est plutôt rare dans ce coin du monde reconnu pour ses conditions difficiles.​

La navigation ayant été plus longue que prévue, 63 heures plutôt que 56, il faut rentrée de nuit à la Corogne. Mais comme on dit ici, elle se fait sans souci. Une fois le voilier à bon port, c’est le temps d’une petite bière sur le pont avant un dodo qui sera réparateur. Alors A+, pour nous c’est la visite de La Corogne qui commence avec les petits ajustements à faire sur le voilier pendant notre séjour.​

10 octobre

Notre première escale sera de deux jours, avant notre arrivée François, un de l'équipage place le drapeau de courtoisie (l'Espagne),  nous observons à l'arrivée, le monument emblématique du port . Nous  devrions reprendre la mer jeudi si les conditions sont propices. Après une bonne nuit de sommeil, une petite marche au port, nous pouvons également observer  les grands bateaux de croisières, le centre ville et la marina  qui compte plusieurs voiliers.

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Notre marina est très bien située tout près de la vielle ville. Une balade dans ses rues étroites, ses petites églises anciennes nous transporte à une autre époque. Nous remontons dans le temps avant même l’époque de la découverte de l’Amérique. La Corogne et son port ont été fondés vers le IV siècle, la vielle ville avec son aménagement urbain et son architecture témoigne bien de cette époque.

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Un petit arrêt en se baladant dans la ville, pour prendre une photo une des  statues populaire de la BD 

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La Corogne possède une longue façade en bord de mer ou nous pouvons y voir de nombreux

 pêcheurs s’adonner à leur loisir. Laissant leurs chaises en permanence, ils arrivent à l'heure ou nous prenons l'apéro, taquiner le poisson.

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C'est maintenant, le temps des petits travaux, rien de grave que des mineurs ajustements. L'état du bateau, est en excellente condition car son propriétaire voit à son entretient de façon régulière.  Aujourd’hui, on déplace le réflecteur radar, en mars lors de sa dernière révision en cale sèche, le réflecteur radar a été déplacé en tête de mat et depuis une vibration est apparue. Donc, on le replace à son point d’origine sur le hauban. ​A+

Prochaine Navigation La Corogne-Porto

La distance pour notre prochaine destination n’est que de 166 Mn alors si tout se déroule bien, 30 heures seront suffisantes pour rejoindre Porto. La météo s’annonce favorable avec un vent du nord-ouest ce qui devrait nous permettre de naviguer au portant. Le départ prévu pour 10h se déroule bien, chacun à sa tâche pour assurer la bonne marche de l’opération. Voici Lyne désignée à protéger la coque du bateau avec le ballon. 

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Arrivé en mer, cependant le vent nous donne quelques difficultés, c’est un vent variable plutôt orienté sud-est qui nous attend. Il faut mettre le moteur si nous voulons arriver à destination. Cependant, nous pouvons nous consoler, ce temps ensoleillé et calme(d’ailleurs un peu trop calme à mon goût), est splendide et le décor  l'est tout autant.

La côte de Galice nous réserve de beaux points de vues, voici la tour d'Hercule(Torre de Hercules),est le seul phare romain et le plus ancien   phare  au monde  en fonctionnement de nos jours.

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La route se déroule entièrement au moteur avec le génois déployé,  le vent annoncé ne s’est jamais manifesté, du sud-est, il a tourné presque nord, nous faisant naviguer vent arrière. Donc, si nous voulons progresser dans notre périple ce sont les compromis que nous devons faire (de relaxer en  se prélassant au soleil...ouf la vie est dure ).  Il faut profiter des conditions même minimales pour faire progresser le voilier vers sa destination.

Notre arrivée à Porto en matinée après seulement 25h de navigation s’effectue avec l’aide de l’AIS (advance identification system) qui nous permet de détecter les navires commerciaux reliant le port de Porto, mais voici ce bateau remorquant un autre  qui nous apparaît par surprise, ils étaient non identifiés sur l'AIS.

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 À notre arrivée, à l’embouchure de Douro le brouillard se dissipe et le décor est splendide (habituez-vous à ce mot car nous devrions l’utiliser assez régulièrement. Nous pourrions aussi utiliser les synonymes féerique, fabuleux, magnifique, mais nous aimons bien splendide).

 

Voilà, nous y somme, le voilier est bien amarré à la marina, nous partirons à la découverte de Porto  A+

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13 octobre

Vendredi à notre arrivé le premier coup d’oeil sur le quartier où la marina est située un peu à l’extérieur du centre touristique nous pouvons y observer des bâtiments dont les façades sont en céramiques. Ce type de façade est caractéristique du Portugal et il n’est pas rare d’y voir encore aujourd’hui des céramiques avec une représentation religieuse.

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Le lendemain c’est la visite de  Porto en touriste, la ville qui compte environ          200 000 habitants, est située à flanc de collines. Le petit bateau passeur qui nous transportent sur la rive nord du Douro, nous permet déjà d’observer le magnifique décor qu’offre cette ville avec toutes ces couleurs .

En déambulent dans  ses rues nous pouvons observer des endroits communautaires pour faire la lessive et le séchage du linge

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Par la suite c’est par la marche que nous sillonneront la ville, le trajet de la journée devrait être d’environ 10km et nous fera visiter les principaux lieux touristiques de la ville. Une longue promenade qui  longe le fleuve Douro. Ce qui nous permet d’observer les différents bâtiments. Au détour d’une courbe, le paysage avec le pont D Luis, La cathédrale et la citadelle définie bien la personnalité de Porto.

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La promenade dans ses rues étroites, nous ramène bien dans le temps et nous fait découvrir un paysage urbain unique à Porto. Ses façades de céramiques sont omniprésentes sur les bâtiments résidentielles, mais aussi sur certains bâtiments religieux. Nous pouvons observer sur cette photo, une l’église qui offre une fresque en céramique.

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À notre retour, nous pouvons observer, ce magnifique point de vue dans la nuit 

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Nous prévoyons une autre balade pour le lendemain qui devait nous amener dans le quartier des caves à Porto, cependant le déluge qui dure toute la journée change radicalement nos plan. Alors journée au bateau à discuter et planifier notre séjour à Cascais et Lisbonne. La soirée ce poursuit d'un bon souper au resto à déguster des plats locaux, sardines, crevettes et calmars.

 

Notre séjour à Porto s’achève par une petite navigation à moteur de la marina vers le pont D Luis et nous pouvons observer du fleuve la splendeur de Porto. A+  ps... Pour nous une autre navigation qui commence vers Cascais.

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16 octobre

Après un départ bien réussit, nous voilà repartit pour une navigation d’environ 160 mn, un peu moins de 30 heures, si tout se déroule bien. Au départ le vent souffle du nord-ouest ce qui nous donne une bonne allure. Cependant vers le milieu de la soirée, déjà le vent semble vouloir faiblir, pour nous ceci nous indique qu’il faudra naviguer à moteur.

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La mer est très agitée, même par petit vent. Nous comprenons maintenant pourquoi la côte du Portugal permet aux surfers de grosses vagues de battre des records. Nazarée, est une destination de choix pour ce type de sport extrème et nous sentons l’agitation de la mer en traversant ses côtes.

Un de nos équipiers souffre toujours du mal de mer, il ne pourra prendre son quart, alors la nuit est plus difficile, chaque 3 heures c’est la rotation et la nuit est particulièrement froide. Mais au levée du soleil nous pouvons admirer la côte du Portugal avec ses falaises et ses agglomérations.

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L’arrivée au port est toujours un moment apprécié, et Cascais ne nous déçoit pas. Le point vue sur la ville est super. En arrivant à la marina nous pouvons constater que plusieurs bateaux font escales ici.  Et pas que des petits, le voilier fait 51 pieds et nous sommes dans la moyenne quelques plus petits, mais quelques très gros.​

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Après s’être amarré à 19h c’est le temps de l’apéro et ce soir ça sera le resto. À +​

19 octobre

Cascais-Lisbonne,

 

Notre escale prévue à Cascais est de 4 nuits, ce qui nous donnera le temps de faire une visite de Lisbonne, situé à environ 40km de notre marina. Notre première journée  est assez tranquille, pas d’horaire, pas de quart, alors on en profite pour flâner. Donc, nous prenons le temps d’aller nous promener dans Cascais, qui est une station balnéaire,  aussi une ancienne ville fortifiée, datant du 15ième siècle. Comme lors de nos autres escales, nous sommes toujours émerveillé par le décor datant d’une époque qui nous est inconnue au Québec. Par la suite nous déambulons dans ses rues étroites où se regroupe restaurants et boutiques touristiques. Un arrêt chez Paul pour un petit café sur la petite place publique nous permet une pause agréable dans un décor d’une autre époque.

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Aujourd’hui, départ par train à Lisbonne ( la capitale du Portugal), qui est un trajet d'environ 30 minutes. Premier arrêt quartier de Belém. Le Portugal au 16ième siècle a été un pays très actif dans la découverte du nouveau monde. Un monument commémoratif érigé  souligne les efforts des découvreurs, une carte du monde en marbre présente bien des différents endroits colonisés et une mausolée .

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 Notre marche nous amène par la suite vers la tour de Belém, qui constituait un arrêt obligatoire pour toute activité commerciale. Le dernier point de vue obligatoire du quartier, est son monastère. Comme nous pouvons le constater  l’ampleur de la richesse du bâtiment et la monarchie du Portugal fût bien importante et certainement très près de dieux. À l’époque de sa construction dans les années d’or, le développement du Catholicisme selon la croyance, leur richesse et la grosseur des bâtiments religieux construit sous son règne, déterminait ton emplacement au paradis.

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Deuxième arrêt de la journée, le centre touristique de Lisbonne, débarquée à la place du commerce, ce quartier porte bien son nom. Boutiques touristiques mais aussi une industrie commerciale très présente, et si vous voulez magasiner pour des souliers, Lisbonne est l’endroit rêvé. Le Portugal est encore aujourd’hui un pays ayant une industrie importante dans la fabrication de soulier. Alors nous prenons le temps de faire quelques boutiques. 

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Nous terminons notre journée de touriste à Lisbonne par le Tramway 28 qui est un incontournable. L’expérience nous amène à un autre époque, car ce tramway n’a pas été modifié depuis sa mise en place.

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Une autre journée bien remplie, nous sommes de retour à Cascais par une pluie intense, mais la météo nous a épargné durant toute la journée, alors même si on rentre mouillé nous sommes bien heureux de notre journée.

 

Le reste de l’escale se déroule sous le signe de la préparation il faut compter 6 jours en mer environ alors , épicerie, nettoyage du voilier et lavage sont à l’agenda. Départ prévue, 17h samedi 19h pour éviter le coup de vent du début de journée sur l’océan atlantique. Par la suite le vent devrait être de notre côté pour une traversée à voile. A+ on vous écrit rendu aux Canaries.

Étape 2 : La traversée de Cascais (Espagne) jusqu'aux îles Canaries

24 octobre

 

C’est le départ de Cascais vers 17h, en direction les îles Canaries, première escale de ces îles, sera Graciaosa. Les prévisions météo, des vents nord-ouest au départ  de 20 kn avec rafale à 25-28 kn, un peu de houle quand même, par la suite, nord-est, c’est donc une direction plein sud, des bons vent pour la voile dans la direction souhaitée.  La traversée d’un peu plus de 600mn, devrait nous prendre environ 140h soit un peu plus de 5 jours.

Voici Jean qui part pour aller ajuster la retenue de bôme. 

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La vie à bord s’installe lors de nos traversées sur le Sun KozII, un horaire s’établit : petit déjeuner libre, dîners vers 13h, apéro 19h et souper 20h. De plus, un horaire de quarts est organisé, 4 quarts de nuit : 21à 00h, 00h à 3h, 3h à 6h et pour terminer 6h à 9h. Pour les quarts de jour, ils sont d’une durée de 4h, répartis de 9 à 13h, 13 à 17h et 17 à 21h. Au total 7 quarts répartis en trois groupes de 2 personnes. Ce soir l'apéro est  préparé par nous.

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En faisant les différentes combinaisons, l’horaire tourne toute les 3 jours. Une équipe prend le premier quart de 21 à 00h, congé entre 6-9h, reprend 17à21h. Une deuxième équipe prend le quart de 00 à 3h et 9 à13h , la dernière équipe prend 3 à 6h et 13 à17h. Le tout étant répété au trois jours. Chaque quart offre de beaux moments mais notre préféré demeure le premier, qui nous donne le privilège d’une bonne nuit de sommeil (0-6h) le levée du soleil, par la suite une petite pause et la journée pour profiter de la vie à bord. En bonus, le quart de 17 à 21h est très sympathique avec l’apéro en prime.

La vie en voilier, c’est aussi la réalisation de petites tâches pour le bien de l’équipage. Pas vraiment de tâches attitrées, mais à tour de rôle on prépare les repas, à part le déjeuner (petit déjeuner pour nos amis français), les autres repas sont en groupe. Si l’alcool est permise, il faut garder les idées claire pendant les traversées, un verre à l’apéro et un peu de vin au souper. Nous sommes sur un bateau français quand même.

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Voici en gros la vie organisée, mais à ce rythme se greffe les imprévus, la météo, la navigation et le voilier. Pour la météo disons que cette traversée a surtout été marquée par ce que nous appelons au Québec : avertissement aux petites embarcations, zones orageuses pouvant apporter des  gros coups de vent et des pluies intenses. Ces conditions nous ont obligées à rester très vigilants et à faire plusieurs manœuvres de voile .

Pour la navigation, il s’agit le plus possible de faire route direct, mais à voile il faut composer avec le vent. Plus nord que prévue, il nous est difficile de faire route directe premier cap; plus à l’est, deuxième cap; plus à l’ouest et on fini par un cap plus direct, vers le sud. Si nous avons été obligé de mettre le moteur une nuit, le reste de la navigation se déroule à voile. Même si la mer est assez agitée avec de la houle pouvant atteindre 4 mètres, le voilier se comporte très bien, on file en moyenne de 6,5kn et avec une allure de vent arrière, le bateau reste confortable.

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Sur le Sun Koz11, tout a été pensés par son propriétaire (Bernard), pour la grande route. Panneaux solaires, hydrolienne, nouvelles batteries au lithium, et en cas de besoin électrique, le moteur nous permet même avec prudence d’utiliser grille pain et micro-onde à certaines occasions, car le nerf de la guerre lors d’une traversée, c’est l’électricité, entre autre le pilote automatique qui faut pas négliger, demeurant un instrument (aujourd’hui indispensable) à la navigation de grande croisière. Il consomment en grande partie de l’énergie et il faut en assurer le bon fonctionnement. Le voilier c’est aussi le matériel de voile et sans être fréquent, une traversée nous amènera à réaliser des réparations mineures jusqu’à notre prochaine escale. Pour celle-ci c’est une petite bande de génois qu’il faudra faire recoudre et changer certains cordages du lazy bags (grande poche de tissus servant à ranger la grande voile) qui facilite beaucoup sa manipulation.

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Pour les derniers milles, avec un vent arrière léger, on sort le Gennaker (voile d'avant intermédiaire entre le génois et le spinnaker) et comme dit notre capitaine…. C’est un fantasme de la regarder s’ouvrir au vent, comme les dauphins qui nagent autour de l’embarcation.​

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La vie à bord d’un voilier lors d’une traversée, demande une adaptation au groupe, aux conditions et une certaine dose d’humilité face à la mer, mais elle nous apporte aussi des moments privilégiés avec soi-même et la nature.

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Pour nous, l’escale aux Îles Canaries commence par un mouillage à notre premier escale à l’ île de Graciosa, c’est donc le moment de placer le drapeau de courtoisie de l’Espagne. C’est un magnifique endroit abrité par des montagnes volcaniques. A+ pour nous on commence une escale d'environ 15 jours et nous amènera vers plusieurs Îles. Donc l'étape 1 et 2 est  terminée ,nous débutons l'étape 3 avec les escales sur les îles Canaries .Continuez de nous suivre .

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